Vitraux archéologiques

L’Atelier MurAnése intervient en collaboration avec des archéologues et des conservateurs-restaurateurs d’autres disciplines sur des verres plats et vitraux retrouvés en contexte archéologique. 
Le verre, comme la plupart des matériaux, est sensible à l’humidité. Lors de sa découverte sur un chantier de fouille, il est indispensable de procéder à un séchage lent en motte de terre. Ce procédé vise à protéger l’objet des changements brutaux d’hygrométrie et de température. Plusieurs articles sur le sujet ont fait l’objet de publications.

Les vitraux retrouvés en contexte archéologique nécessitent avant tout une consolidation en masse des fragments avant de procéder à une descente stratigraphique des concrétions à leur surface. Dans un second temps, la recherche des puzzles permet d’assembler les fragments jointifs pour compléter les décors et procéder à l’étude du corpus.

Emma Isingrini-Groult a participé dernièrement à des opérations de consolidation et études de vitraux retrouvés lors de fouilles archéologiques en collaboration avec Pascale Le Roy Lafaurie pour Diatret CRBC et François Gentili de l’INRAP. Il s’agit des sites de Villiers-le-Bel et du château de Viarmes. Ce dernier a fait l’objet d’un poster lors du XXVIIIe colloque du Corpus Vitrearum qui s’est tenu à Troyes du 4 au 8 juillet 2016 et prochainement d’une publication.
Le travail sur les vitraux archéologiques de Viarmes a également fait l’objet d’une reconstitution dans le cadre de l’exposition Château, vous avez dit château : maisons de Seigneurs au Moyen-Age, organisé au musée Archéa de Louvres du 28 janvier 2016 au 26 juin 2016. Il s’agissait alors de reproduire un état imaginaire des vitraux tels qu’ils pouvaient être réalisés à l’origine, à partir des données archéologiques.